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"Comment utiliser le langage si vous ne faites pas confiance à ce qui vous est dit ? Croyez-moi, je ne mens que juste ce qu’il faut pour passer de la réalité à la fiction… Me voilà à nouveau à Paris pour quelques jours et, même si le rythme habituel de rencontres, débats, réunions que certains d’entre vous connaissent… me laisse assez peu de temps, j’ai décidé, par fidélité à mon ancienne amitié, de lui consacrer chaque jour le temps nécessaire à la rédaction d’un message. Ce sera donc, la plupart du temps, en fin de soirée… Mais, sur ce point particulier, leurs horaires d’expédition en diront assez." Considération d'Oriane (feutre bleu clair): de nombreux écrivains ont leurs obsessions propres. Chez Balpe c'est à la fois la confiance et la défiance envers la parole et la nécessaire complicité que doit accepter d'établir le lecteur avec l'auteur pour que la fiction soit acceptable. Il s'agit en fait, pour le lecteur, de faire preuve d'une certaine dose de naïveté, de gober de l'invraisemblable… J'aimerais bien établir un autre type de relation… Mais lequel?
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